Brantôme (24)

 Une escapade à Brantôme en Périgord, surnommée la « Venise du Périgord »

Vous cherchez à vous évader et à visiter un endroit singulier en Dordogne ? Brantôme vous tend les bras, avec la Dronne, sa rivière caractéristique, qui encercle la cité et s'écoule parmi les pierres anciennes et une nature verdoyante. Son moulin, son abbaye ainsi que ses petits ponts pleins de charme comptent parmi les sites qu'il faut absolument voir. Sur place, on flâne, on contemple les alentours et on profite d'une journée paisible, tout simplement. 

L'imposante abbaye bénédictine de Brantôme s'élève juste au bord de la rivière, fondée par Charlemagne au VIIIe siècle. Avant même d'y pénétrer, accordez-vous le temps d'en faire le tour : sa silhouette élégante, ses clochers et sa proximité avec l'eau composent un décor digne d'une carte postale. L'abbaye renferme un musée, un clocher roman unique ainsi qu'un ensemble troglodytique impressionnant, à découvrir pendant la visite.

Vous pourrez notamment y admirer la célèbre grotte du Jugement Dernier, sculptée dans la falaise par les moines dès le Moyen Âge, un témoignage rare et saisissant.

Le donjon du clocher, l'un des plus anciens de France
L'abbaye appartient au style roman, tandis que la voûte de l'église relève du gothique.
Le clocher compte quatre étages et figure parmi les plus anciens de France.
Une portion de l'édifice a été bâtie dans la falaise, se mêlant aux demeures des moines troglodytes de cette époque.

Charpente mansardée, ancien dortoir des moines. A ne pas louper, ainsi que l'escalier de Vauban

          

Le canal de Brantôme et le Pont de Condé

Édifié par les moines bénédictins au XVIème siècle et s'étendant sur 600 mètres, le canal constitue l'élément central de Brantôme. La ville, installée comme une île entre le canal et le lit naturel de la Dronne, lui doit son charme. C'est le président Raymond Poincaré qui, lors de sa visite en 1913, lui attribua le surnom de « Venise du Périgord ». Par la diversité de son architecture, elle évoque en effet la célèbre cité italienne, quoique de taille bien moindre. Elle n'a toutefois pas à subir les crues saisonnières que connaît Venise. Le canal présente également l'avantage de rendre la navigation possible entre les monuments de la ville, indépendamment de la saison et du niveau de la rivière.

Le pont Coudé, dont le nom vient de sa forme en angle aigu au-dessus de la rivière, reste l'image de Brantôme la plus diffusée sur les cartes postales et les réseaux sociaux. Édifié au XVIe siècle afin de relier l'abbaye, il fut pendant longtemps le seul passage carrossable menant au monastère depuis la rive d'en face.







Une balade sur les quais, dans un sens comme dans l'autre, offre plusieurs points de vue sur l'abbaye. Prévoyez une vingtaine de minutes pour en faire le tour à pied, et davantage si vous vous arrêtez souvent pour photographier les platanes centenaires qui longent le parcours.
















Après cette visite  de Brantôme au fil des venelles, des quais et des ponts, direction le restaurant "Le Coligny". Il fait face au cœur du village et donne directement sur la rivière qui coule à son pied. Nous nous sommes régalés. Très copieux, savoureux, généreux à des prix raisonnables, et surtout avec des produits frais. Je vous le recommande.  

Ensuite, nous sommes allés faire la Grotte de Villars. Celle-ci compte parmi les plus vastes réseaux souterrains du Périgord, avec près de 13 km déjà explorés. Une rivière souterraine a façonné d'immenses salles, reliées les unes aux autres par des galeries. Les eaux d'infiltration ont donné naissance à un décor naturel spectaculaire. Pendant la visite guidée, vous pourrez observer d'impressionnantes coulées de calcite, de fines stalactites, des gours, des draperies translucides ainsi que d'innombrables stalagmites.

Dans tout le Périgord, la grotte de Villars est la seule à réunir à la fois des peintures préhistoriques authentiques et des concrétions naturelles.                                                                                                        

                                                                                                                        Ecrit par Djvava



Angoulême (16) - un peu de son patrimoine

Angoulême est juchée sur un plateau rocheux qui domine la vallée de la Charente, ce qui lui vaut le surnom de « balcon du Sud-Ouest ».

Cette ville, autrefois place forte, se présente comme une ville belvédère qui domine son fleuve. Classée ville d'art et d'histoire, elle abrite un patrimoine abondant et diversifié, reflet de son passé glorieux.

Les Incontournables du Patrimoine

Élevé à l'endroit où se dressait le château des comtes d'Angoulême, l'édifice adopte le style néo-gothique. Construit au XIXème siècle sous la direction de l'architecte Paul Abadie, il a conservé les deux tours médiévales de l'ancien château.  L'une d'elles (tour ronde dite de Valois) serait le lieu de naissance de Marguerite d'Angoulême en 1492. Il a accueilli une prison, puis une caserne, avant de devenir mairie. Un beffroi de 57 mètres de haut couronne la façade principale. Plusieurs de ses éléments figurent parmi les Monuments historiques.

Le bâtiment est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1929, puis classé en 2013.

        



       

Le Vieux-Angoulême médiéval et ses remparts
On ne peut pas découvrir cette ville sans se promener dans le Vieil Angoulême, qui en constitue le cœur historique. Installé sur son plateau, ce quartier dégage une atmosphère à la fois paisible et pleine de charme, avec ses ruelles pavées, ses petites places entourées de cafés et ses boutiques. 


Je vous suggère de flâner sans but précis dans le lacis de ses ruelles : à chaque intersection s'ouvre une vue différente, une statue à laquelle on ne s'attendait pas, ou un point de vue sur la vallée. Ceux qui aiment la pierre ancienne y trouveront leur compte : demeures de maître, couloirs en voûte, façades travaillées… il y a de quoi faire !

               














Ensuite, accordez-vous le temps de gagner les remparts : ils ceinturent toujours une large part du centre ancien et procurent des panoramas saisissants sur les environs, les toitures de la ville basse et le paysage alentour. Quelques tronçons se confondent avec des parties du sentier métropolitain, idéal pour poursuivre la promenade en toute tranquillité.



























La cathédrale Saint‑Pierre
On ne peut pas la manquer : la cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême constitue un très bel exemple d'architecture romane. Sa façade abondamment sculptée, décorée de scènes bibliques, doit capter immédiatement l'attention (on n'a pas pu la voir, bloquer par les barrières).


Un peu d'histoire sur cet édifice
Les traces d'un premier bâtiment remontent au troisième siècle, à l'époque de saint Martial, l'apôtre d'Aquitaine. Au cinquième siècle, une cathédrale vit le jour et fut placée sous le patronage de Saint Pierre. Il ne reste rien de cette construction, que les Visigoths utilisèrent pour un culte dédié à saint Saturnin, avant d'en être chassés par Clovis en 507. Une deuxième église fut entreprise en 508 et consacrée en 566 par Grégoire de Tours. Bien qu'elle ait été incendiée par les Normands en 991, la crypte de cet édifice mérovingien est encore visible aujourd'hui. La troisième cathédrale, dont les travaux commencent en 1015, reçoit sa consécration en 1025. Il s'agit d'un vaste bâtiment en forme de croix grecque, attribué à Grimoard, abbé de Brantôme et de Saint-Cybard. Celle qui existe de nos jours, la quatrième, est due à Girard de Blaye, l'une de ces grandes figures qui ont marqué les débuts du XIIe siècle. Une fois élu évêque d'Angoulême, il résolut de faire de sa cathédrale l'un des édifices les plus somptueux de la contrée. Elle fut consacrée en 1128.

Une fois à l'intérieur, la lumière souligne des volumes surprenants et une ambiance sereine, idéale pour une courte pause contemplative en plein centre-ville.







La tribune de l'orgue à l'arrière de la cathédrale date des années 1780-1786. En juillet 1975, le buffet est classifié « monument historique ».

L'église Saint-Martial
Belle église dans le centre historique d'Angoulême. Elle existe depuis le 13ème siècle dans l'enceinte de la ville. 
De l'extérieur, elle présente un charme indéniable, avec peut-être ce porche-clocher finement sculpté qui se dresse devant l'église et par lequel on entre dans l'édifice.

À l'intérieur, on ne trouve pas de trésor exceptionnel, mais l'ensemble demeure très intéressant. Les jolies chapelles m'ont beaucoup plu.


Article écrit par Djvava