Eglise de Sainte-Croix à Migné-Auxances (86)

Des merveilles sauvegardées par les Monuments Historiques se trouvent cachées dans une église qui, de l'extérieur, paraît tout à fait banale.

Dès l'accès à l'église de Migné-Auxances, l'œil est captivé par le majestueux retable, un panneau vertical somptueusement orné, érigé derrière l'autel. C'est une mosaïque de verre qui dépeint une croix de couleur gris-bleu, encadrée par quatre panneaux en verre façonné, qui évoquent des sujets liés au sacrifice du Christ. Quatre panneaux supplémentaires, de taille plus réduite, illustrent les accessoires liés à la crucifixion.

L'ensemble se présente dans une harmonie de tons argentés, gris et bleus, accentuée par un éclairage qui permet sa mise en valeur...
Ce monumental retable mesure 7,50 mètres de hauteur et est constitué de mosaïque, de verre et de béton. Cette méthode connaît une expansion remarquable durant les années 50, particulièrement au Brésil, en Australie et au Japon. Le retable impressionnant de Migné, pionnier du style, est une vaste croix en verre translucide intégrée dans des éléments dorés qui se succèdent avec des fragments de verre, de grès non émaillé ou émaillé bleus, jaunes et orangés. Des médaillons de verre gravé au sable illustrent Abraham, Moïse, l'arbre de vie et l'Agneau. Œuvre de Jean GAUDIN, mosaïste. 

On trouve mention de l'église de Migné en 989. En 1083, Guy Geoffroy, comte du Poitou, la remet à l'abbaye de Montierneuf de Poitiers. Sa configuration actuelle est le produit d'une reconstruction suite à l'apparition de la Croix lumineuse et couchée dans le ciel. 

Le 17 décembre 1826, à cinq heures du soir, sous un ciel parfaitement dégagé, plus de deux mille personnes assistèrent à un phénomène extraordinaire : "pendant une demi-heure, une croix lumineuse, longue d’environ quarante mètres, d’une forme régulière, immobile et parfaitement horizontale, apparut à environ cinquante-cinq mètres au-dessus de cette église,  alors que l'on dressait une croix de mission sur la place publique. Le phénomène toujours inexpliqué a donné sa forme actuelle à l'édifice.
En souvenir de ce prodige, et grâce à la générosité des croyants, l'église a été élargie en forme de croix et a été consacrée sous le nom de Sainte-Croix par Monseigneur J.-B. de Bouillé, évêque de Poitiers, le 31 mai 1841. Depuis sa reconstruction au cours du XIXe siècle, cette église est désorientée. Son autel se trouve à l'ouest, son portail à l'est, ceci a été fait pour célébrer le sens de l'apparition du 17 décembre 1826.

Le chemin de croix
Celui-ci fut réalisé en 1927 également par Jean GAUDIN. Cette mosaïque est directement intégrée au mur. Cette magnifique fresque fait le tour de l'église.

Les vitraux
Les vitraux sont d'une beauté remarquable, certains ayant été généreusement offerts par des familles de la région.


Il y a beaucoup de choses à voir, aller y faire un tour.
                                                                                                        écrit par DJVAVA

Migné-Auxances (86)

Migné-Auxances, cette commune, offre un parcours à travers dix-neuf sites historiques et anecdotiques, représentés sur des panneaux via d'anciennes photographies ou des illustrations qui permettent d'explorer le patrimoine local. 

Nous en avons réalisés quelques-uns. 

1- Le château d'Auxances

On ne peut pas visiter le vieux château d'Auxances, transformé en carmel, qui possède encore son donjon datant du XIe siècle.

    
          
La tour forteresse date de la fin du XIème siècle et constitue la partie la plus ancienne du château. le château connaît de nombreuses mutations de propriété, accompagnées dans certains cas de reconstruction. Son histoire est plutôt étendue, et je ne compte pas tout vous dévoiler. 
Le Château fort est actuellement Couvent de Carmélites. (biscuiterie du Carmel)
     

Juste à coté, vous avez une magnifique propriété datant de 1880. 
Nous nous rendons au village d'Auxances. Notre attention est d'abord captée par la fresque murale du conservatoire et le monument commémoratif. Voici une œuvre qui sort de l'ordinaire. 
Ce monument dédié à la mémoire des soldats tombés pendant la Première Guerre mondiale honore aussi les victimes des diverses guerres d'indépendance en Indochine et en Algérie.
         
On observe un coq qui écrase un aigle. Sous le chapiteau se dresse une croix de guerre, portée par deux épées. Le socle du pilier est décoré d'un entrelacement de francisques, fusils, drapeaux avec hampe, sabres et branches d'olivier sur lequel s'élève un phylactère portant l'inscription « Vaincre ou Mourir ».

Durant la Première Guerre mondiale, un incendie dans l'usine de munitions des Lourdines à Migné-Auxances a coûté la vie à 22 femmes. La municipalité de Migné-Auxances a choisi d'honorer neuf des victimes qui résidaient dans la localité. Elles sont maintenant honorées sur une plaque fixée au monument aux morts.




Au cimetière des Sous-Remuets, vous verrez un magnifique monument qui rend hommage  aux femmes de Migné qui ont péri lors de l'incendie de la fabrique Gargousses des Lourdines le 8 décembre 1917. 



        
Ce cimetière aménagé en 1831, au lieu-dit Sous-Remuets, sur l’emplacement d’une ancienne carrière d’extraction de pierre calcaire, ce cimetière remplace celui situé précédemment autour de l’église paroissiale.

Effectivement, suite à l'apparition mystérieuse d'une croix inclinée dans le ciel le 17 décembre 1826, d'importants travaux sont entrepris sur l'église et ses alentours immédiats. Il est alors convenu de déplacer le cimetière vers les rives de l'Auxance. Cet événement je vous le relate dans un autre article sur l'église de Ste-Croix. 

Je reviens donc sur la place du 8 mai située à Auxances. Je vous ai mentionné que nous avions également aperçu une fresque. La voici. 

            

N'est-elle pas splendide. Malheureusement, je ne sais pas qui en est à l'origine, les noms sont effacés. Bonne promenade à vous. 

                                                                                                Ecrit par DJVAVA





Cathédrale Saint-Julien du Mans et ses vitraux (72)

Érigée sur un promontoire entre le vallon d'Isaac et la Sarthe, la cathédrale possède à l'angle sud ouest de la cathédrale, une pierre rare attestant de la présence ancienne de mégalithes. Ce menhir date da la préhistoire et a été installé sur la "Place St-Michel" en 1778 après la destruction du dolmen de la "Pierre au Lait". Le menhir est classé monument historique depuis 1889.
Le 1er édifice est dédié à Ste Marie et à St-Pierre. La fondation de la cathédrale remonte au 4ème ou 5ème siècle sous l'épiscopat d'Innocent, et elle est alors dédiée aux Saints Gervais et Protais (1er siècle). Cette première cathédrale fut démolie lorsque l'évêque Vulgrin ordonna la construction d'un nouvel édifice en 1056. IL choisit lui-même l'emplacement de celui-ci face au mur nord de la ville. Dix ans après cette 1ère construction, le bâtiment s'effondre. Les successeurs de Vulgrin décident de poursuivre son œuvre, et reprennent les travaux. Elle sera achevée vers 1430 sous sa forme actuelle. Elle aurait dû être encore agrandie vers 1500, mais le manque de moyens fit se résigner l'évêque de l’époque.

La cathédrale du Mans est un mélange de style roman et gothique angevin. Celle-ci abrite également les tombes de Saint-Julien et de Charles d’Anjou. Sa flèche foudroyée en 1822 sera peut-être reconstruite.

Située sur la butte du Vieux-Mans, l'édifice possède une tour culminant à 64 mètres qui en fait l'édifice le plus haut de l'agglomération mancelle et dominant ainsi le Pays du Mans.


Quand on entre dans la cathédrale du Mans, nous sommes surpris par le gigantisme de celle-ci. C'est à coupé le souffle. Elle offre un panorama exceptionnel sur la production de verrière depuis le XIème siècle jusqu'à nos jours, et témoignent de la richesse et l'art des maîtres verriers et de l'activité constante des ateliers du Mans et de la Sarthe. Les vitraux du XIIe siècle de la cathédrale, situés à l'origine dans le chœur, ont été restaurés par les maîtres verriers en 1876 (Coffetier, Lusson et Steinheil) et installés à partir de 1898 dans les huit fenêtres du fond de la nef. 

Le vitrail de l'Ascension du Seigneur, situé dans le bas-côté sud de la nef, est le plus ancien vitrail (fin XIe siècle) encore présent dans un édifice religieux. Deux registres centraux subsistent de la verrière d'origine. On y voit la Vierge Marie et les apôtres assister à la montée au ciel du Christ, aujourd'hui disparu. 

Vous pouvez y voir également la grande verrière qui représente la vie de Saint-Julien, Saint patron de la cathédrale. C'est le 1er évêque du Mans qui aurait été envoyé en mission par saint Pierre lui-même.

Dans la partie haute du vitrail et en partant du bas, vous avez "le Saint qui libère les prisonniers" - suivi par "il désigne son successeur", et enfin "Mort de Saint-Julien près du Mans". Tout en haut vous avez "le déplacement des reliques de Saint-Julien entre 2 anges".
Dans la partie basse du vitrail, en partant de la gauche, vous avez "Saint-Julien qui fait jaillir la source" - "il entre dan la cité et bénit le peuple" - "Saint-Julien baptise le défensor qui lui donne son palais" et "Saint-Julien ressuscite le fils d'Anastase".
Au milieu, vous pouvez voir "la Conversion du fils de Jovinien" - "la Résurrection opérée à Pruillé-L'Éguillé" - "Il délivre une possédée" - "La guérison d'un aveugle" - "Saint-Julien renverse une idole" - "Saint-Julien protège un enfant de l'étreinte d'un serpent". 

Voici quelques photos supplémentaires de la cathédrale.

                   
                   Le vitrail du Jugement dernier                        Rosace du transept nord est magnifique
                                    Les personnages sont vraiment magnifique sur ce transept

                                                                                                                                Ecrit par Djvava