Morthemer (86) - une église intégrée au château

A quelques kilomètres de Civaux, dans la région de Valdivienne, plantés sur un rocher, la collégiale Notre-Dame et le château de Morthemer sont collés l'un à l'autre. Le château est fermé au public. Son donjon, classé aux monuments historiques depuis 1927, est d'une beauté saisissante.
La collégiale Notre-Dame est une église romane du 11ème et 12ème siècles, classée aux monuments historiques en 1908. Pour y accéder, vous pouvez emprunter à pieds, un chemin escarpé au bas du rocher. Attention, les escaliers en pierre sont d'époque et très abîmés. Chevilles fragiles, s'abstenir. Il est beaucoup plus facile de monter en voiture jusqu'à l'arrière du château, un parking vous y attend.
De ce côté de l'église, vous devrez descendre quelques marches pour y pénétrer. A l'intérieur, vous y découvrirez :
Tableau donné par l'empereur en 1861

Gisant de Renée Sanglier épouse de Mathurin Taveau, Seigneur de Morthemer avant 1512


Une crypte contenant des peintures murales de style gothique découvertes en 1978.


Une belle vue prise de l'église et plein d'autres belles choses.
Une légende à Morthemer parmi tant d'autres : "La légende de la vierge en or"
Durant la Guerre de Cent Ans, les Anglais, occupants du château, durent signer leur reddition à Du Guesclin, et dans leur fuite, ils s’empressèrent de cacher la statuette dans un souterrain.
Persuadés de revenir plus tard pour récupérer l'objet, ils souhaitaient éviter qu'il tombât entre des mains peu recommandables. Ils ne revinrent jamais.
À ce jour, personne n'aurait encore mis la main sur cette relique. Morthemer conserve donc encore une grand part de son mystère. La découverte, de temps à autres, de souterrains dans les maisons du village, contribue à entretenir le mystère autour de la Vierge en or.

Beaucoup viennent ici faire des fouilles en espérant découvrir cette statuette. Il existe énormément de souterrains sous Morthemer. Et bien sûr, ils espèrent !

A quelques lieues de là, vous pourrez également découvrir :
  • La Chapelle-Morthemer et son église. Un petit village très tranquille.
  • La nécropole mérovingienne de Civaux et d'autres endroits que vous trouverez dans ce blog

Bergerac (24)

Vraiment, pas de chance pour la visite de Bergerac, le temps a été pluvieux mais il n'a pas réussi à me faire faire demi-tour. Gros coup de cœur pour Bergerac. La partie historique est charmante. Bergerac, son origine du nom est supposée dériver de Bracarius "riche propriétaire romain" de Berg-akra, "berge élevée" en celte et enfin de Brageira, "bergerie..."

Plusieurs fois la ville sera occupée par les Anglais. C'est d'ailleurs pour cela que la ville sera dotée d'une enceinte.
On remarque bien l'ossature de bois constituée de sablières hautes et basses, de poteaux, de décharges et de tournisses, ainsi que le hourdage fait de briques. Saviez-vous que le mot colombage est issu de "colombe", en effet, ces oiseaux se posent sur la petite avancée en tuiles ? Ce type de décoration est typique de l'époque médiévale.
Belle maison à encorbellement, dérivé de corbeau. Ce système de construction apparaît dès le XIVème siècle et était assez simple puisque le poteau du RDC s'évasait vers le haut et la 1ère sablière du 1er étage était posée dessus. Avec le temps, l'assemblage va s'intensifier pour renforcer la bâtisse avec 2 sablières. L'encorbellement permettait d'agrandir les pièces et évitait que l'eau ne coule sur la façade, mais ce système réduisait la largeur des ruelles.


En contre-bas de l'église, la pittoresque Place Pélissière. Elle tire son nom des marchands de peau (Pélissiers) et c'est ici que trône la Statue de Cyrano de Bergerac, inaugurée en juillet 2005 et réalisée par Mauro Corda est le héros épique d'Edmond Rostand. L'auteur s'était inspiré en 1897 de Savinien de Cyrano , cadet au régiment des Gardes puis....homme de lettres du XVIIème siècle. La ville a su l'adopter...
La fontaine était autrefois utilisée comme lavoir. et un peu plus bas, au petit salon de thé "côté Noix", vous pourrez voir le dernier des 7 moulins du XIIIème siècle.
Je descends toujours et j' arrive sur le quai Salvette, aménagé en 1838. Le port accueillait un trafic de plus de 15000 T, avec un mouvement de 1500 bateaux/an. Au XIXème siècle, vins bergeracois, bois merrains, huile de noix, châtaigne, forges, tuiles, poteries... étaient exportés vers Libourne. On importait des bois exotiques, houille, métaux, sel, sucre, huile d'olive, poissons salés...
Face à la Dordogne, la Maison des Vins de Bergerac propose à la vente, des vins bergeracois (rouges, blancs, moelleux) provenant des 9 AOC sur 13000 ha: Pécharmant, Monbazillac, Bergerac, Côtes de Bergerac, Montravel, Haut Montravel, Côtes de Montravel, Saussignac et Rosette.

Il y a plein de belles choses à voir ou à visiter dans cette belle ville. Le mieux est que vous y alliez. Bonne visite 😊😊😊😊😊


Saint-Emilion (33)

Les origines et la vie d’Émilion, sont entourés de légende, fréquent chez bien des saints celtiques de l’époque. Il est né au VIIIème siècle, une période troublée pour la Bretagne. Elle est fragmentée en de multiples principautés et les Francs, à l’est, accentuent leur contrôle de la péninsule, notamment autour de Vannes et de son pays. Le lieu et la naissance d’Émilion restent obscurs. Selon certains, il serait originaire de Vannes. Mais peut-être naquit-il dans les environs de Loguivy-Plougras, petit bourg à la lisière des monts d’Arrée qui appartenait alors au vaste royaume de Domnomée englobant le nord de la péninsule. L’église paroissiale du village lui est consacrée. La rivière qui le traverse porte aussi son nom.
Le miracle du pain
Émilion aurait été, tout jeune, engagé auprès du comte de Vannes comme boulanger. Mais, déjà, il entendait apporter son aide aux pauvres et distribuait, en cachette, une partie de sa production. L’apprenant un jour, le comte, très en colère, l’aborde et lui somme de lui présenter ce qu’il portait en sortant de son château. Émilion commis alors un pieu mensonge en expliquant qu’il s’agissait de bois destiné à chauffer les pauvres. Puis, ouvrant sa tunique, il montra, en effet, du bois, en lequel s’étaient semble-t-il miraculeusement transformés ses pains. Une fois son seigneur rassuré, et sorti dans la ville, les pains retrouvèrent tout aussi miraculeusement leur apparence. Un tel miracle ne pouvait passer inaperçu dans la cité bretonne et la notoriété d’Émilion fut telle qu’il choisit de s’exiler. Sans doute avait-il peur des représailles du comte.
Un ermitage troglodyte
Il se dirige vers l'Espagne, mais en cours de route il fait halte à Saujon. Il exerça à nouveau son métier de boulanger. Il y devient moine. Jaloux de sa piété, les autres moines cachèrent ses instruments de boulangerie au moment de la fournée. Il en fallait plus pour perturber Émilion. Sans se déconcerter, il entra dans le four, disposa puis retira les pains sans être brûlé.
Après ce miracle du four, il fût encore obligé de partir. Ses pas le guidèrent le long de la Dordogne, en un lieu appelé autrefois les "Combes". Il décida de se fixer dans la forêt sauvage, et s'installa dans une falaise où il creusa un ermitage troglodyte.
"Par ses miracles et sa générosité, sa renommée rayonna par-delà la vallée et de nombreux disciples le rejoignirent. Émilion évangélisa la population, créant ainsi une grande cité monastique à laquelle les fidèles donnèrent son nom. Ce saint homme mourut le 6 janvier de l'an 767, après avoir passé les dix-sept dernières années de sa vie dans son ermitage, autour duquel furent construits la cité de Saint-Émilion et son ensemble troglodytique exceptionnel."
Saint-Émilion n'est pas une légende. Selon les études les plus récentes, son culte s'enracine à la fois en Bretagne près de Lannion où une belle église et un ruisseau portent son nom et, bien sûr, à Saint-Emilion... Elle perdure également à St-Emilion. En effet dans l'Ermitage d'Émilion, l'un des monuments souterrains de la cité médiévale, le fauteuil de méditation du "saint" du même nom a cette réputation "de faire tomber enceintes", les femmes désirant un enfant.
Malheureusement, je n'ai aucune photo à mettre. Les photos sont interdites, les monuments sont privés.
Quelques photos de la ville