La Mairie de Paris (75)

La Mairie de Paris 

Arrivée à la Mairie de Paris en convoi exceptionnel en moins de 20 mn, eh bien oui, cela existe. Soirée inoubliable. Les maires ont été invités par Mme HIDALGO, et à cet effet, elle a fait appel à plusieurs bus escortés par des motards. Nous, nous faisons cela, c’est-à-dire contre-sens, sens interdit, feux rouges, qui est contraire au Code de la route, nous sommes grillés à vie. Il fallait le faire au moins une fois dans sa vie. Me voilà devant l’Hôtel de Ville. Ce monument retrace 7 siècles de l’histoire de Paris. C’est dire si cet endroit est magique et chargé d’histoire. Je me réjouis de pouvoir enfin l’observer et l’admirer de près.

J’ai pris beaucoup de photos et je vais vous conter son histoire, en quelques mots, bien sûr. Car ça prendrait trop de temps si je faisais un vrai reportage photographique. Je vais y mettre toute l’émotion que j’y ai ressentie.



Un peu d’histoire avant :

Érigé sur la rive droite de la Seine, l´hôtel de ville de Paris, emblème de la capitale française, est plus grand que le palais présidentiel de l´Élysée ! Avec 14.476 m² de surface. 








1357 : la Maison aux Piliers
L’hôtel de ville se trouve sur la place de Grève, au centre de Paris. Appelée « Maison aux Piliers », cette bâtisse a été acquise par Étienne Marcel, marchand. Lieu stratégique, cette place de grève est le centre économique de Paris. Les marchands détiennent alors la véritable puissance économique. 
Ces marchands de l’eau se sont organisés en désignant un chef « le Prévôt des Marchands », et c’est eux qui constituent à l’origine, la municipalité parisienne. Étienne Marcel en est le chef et gère seul la capitale du royaume. Il incarne vite et pour longtemps, l’indépendance de Paris vis-à-vis des rois de France. Il s’occupe d’approvisionner la ville de Paris par la Seine. L’association des marchands de l’eau est alors la plus influente et la plus puissante. 


Les armoiries de la Ville de Paris : « la nef centrale rappelle que les marchands qui dominaient la cité étaient les marchands d’eau, au-dessus du navire la présence de fleurs de lys indique la loyauté au roi et au-dessus encore, la couronne crénelée évoque les fortifications de la ville. Sous le navire est inscrite la devise de Paris : « Fluctuat nec Mergitur ». Les armoiries sont également ornées de trois décorations : la croix de la Légion d’Honneur, celle de la Guerre 1914-1918 et celle de la Libération ».

« Fluctuat nec Mergitur » : signifie « il est battu par les flots, mais ne sombre pas ».









1533 : le nouvel Hôtel de Ville
Près de deux siècles plus tard, la "Maison aux Piliers" a bien vieilli et risque de s'effondrer. François 1er décide de le détruire et de le remplacer par un nouvel édifice, plus grand et représentant la puissance de Paris. Les plans du bâtiment ont été conçus par Pierre de Chambiges et Dominique de Cortona, un architecte italien également connu sous le nom de Boccador. On peut d’ailleurs apercevoir sa statue sur la façade de l’Hôtel de Ville. 
La première pierre de l’édifice est posée le 15 juillet 1533 par Pierre Viole, prévôt des marchands. Sur cette pierre se trouvait une plaque de cuivre portant la date et les noms des membres du conseil municipal. Les guerres de religion ralentissent la construction de l’Hôtel de Ville qui s’achève toutefois en 1628.

1652 : premier incendie à l’Hôtel de Ville
L'incendie de l'Hôtel de Ville en 1871 n'est pas le seul de son histoire. Deux siècles plus tôt, des troubles avaient éclaté à Paris et en France pendant la Fronde (1648-1653). Cette révolte conduit des émeutiers à incendier les portes de l’Hôtel de Ville. Ils pénètrent ensuite dans le bâtiment pour y massacrer des membres de l’assemblée de ville, jugés trop proches du cardinal Mazarin. 
En 1653, le calme revient à Paris. La fin de la Fronde marque le début de la monarchie absolue de Louis XIV, traumatisé par cet épisode de révolte durant son enfance, qui choisira de délocaliser la cour et sa résidence principale à Versailles.

1789 : élection du premier maire de Paris
Jean-Sylvain Bailly, mathématicien et astronome, est le premier maire de Paris. Après avoir été élu à l’Académie des sciences en 1763, puis à l’Académie française vingt ans plus tard, Bailly est désigné maire de Paris le 15 juillet 1789 après l’assassinat de Jacques de Flesselles, le dernier prévôt des marchands de Paris. En tant que maire de Paris, c’est lui qui remet la cocarde tricolore à Louis XVI, le 17 juillet 1789. Le blanc symbolise les Bourbons tandis que le rouge et le bleu sont les couleurs de Paris. 
Quelques années plus tard, devenu très impopulaire après avoir tiré dans la foule et après avoir défendu la monarchie, Jean-Sylvain Bailly sera jugé par un tribunal révolutionnaire et condamné à mort en 1793, avant d'être guillotiné le 12 novembre de la même année. 

1871 : destruction de l’Hôtel de Ville 
La IIIème République vit ses premières heures depuis 1870. À Paris, la Commune a éclaté en mars 1871. Le 24 mai 1871, lors « la semaine sanglante », alors que les Communards sentent la fin venir, ils mettent le feu à l'Hôtel de Ville. Le bâtiment part en fumée - emportant avec lui le contenu de sa bibliothèque historique et l’état civil des Parisiens. L’incendie dura une semaine. 

Réfugié au palais du Luxembourg, le conseil municipal décide de faire reconstruire l’Hôtel de Ville en 1873 et lance un concours à destination des architectes. Les gagnants sont Théodore Ballu et Edouard Deperthes qui proposent de refaire à l'identique la façade Renaissance. Le projet est approuvé, les travaux commencent. 

Le conseil municipal, porteur des valeurs de la IIIe République, veut faire du nouvel Hôtel de Ville la maison du peuple. Celle-ci est reconstruite en à peine 5 ans, un chantier record, réunissant plus de 1000 ouvriers, pour devenir l'un des lieux les plus prestigieux de France, somptueux dans son apparence, tout en offrant les technologies les plus révolutionnaires et le plus moderne qui soit. 
Il est relié à l’électricité et au téléphone et est pourvu d'ascenseurs. Le chauffage central, inventé par Eugène Viollet-le-Duc, fonctionne toujours aujourd’hui. 
La Mairie devait être finie pour l'exposition universelle de 1878, et les finitions intérieures s’achèveront en 1882. 

L'Hôtel de Ville, édifice conçu pour les Parisiens et symbole de la nouvelle République française, regorge de références et de rappels de son caractère républicain. On retrouve ici et là les armoiries de la ville sur un meuble, sur une poignée de porte, un radiateur ou un tableau au plafond. Il y a aussi les lettres "R" et "F" pour la République Française dans de nombreux endroits.

Voici quelques photos de la soirée à la Mairie de Paris.

L’escalier d’honneur qui mène à la salle des fêtes et les salons. Enfin, l’un des 2 grands escaliers. 

Je suis très heureuse de monter ces marches, (escalier monumental) et en même temps je suis très émue. Les décors sont magnifiques. Il n’y a pas de mots tellement c’est beau. 

De hautes parois en jaspe jaune, composées de panneaux à bossages et décorées d’une frise de rosaces, bordent les marches de chaque côté. Ces murs latéraux sont percés, à gauche et à droite, d’une porte donnant sur un palier intermédiaire, et couronnés d’une balustrade avec piédestaux et colonnes de porphyre rouge. Ces colonnes imposantes soutiennent une voûte en berceau et à pénétration, divisés en compartiments moulurés.





Escaliers des fêtes. Dans les peintures, vous avez le symbole de la République Française (R.F.)

La Salle des Fêtes

Ah, la Salle des Fêtes, est considérée comme la réplique républicaine de la Galerie des Glaces du Château de Versailles. Elle est un peu moins longue (50 m contre 73) mais un peu plus large (14 m contre 10). Elle est éclairée par douze lustres en cristal de Baccarat, les peintures au plafond sont de Henri Gervex (1852-1929), Aimé Morot (1850-1913) qui célèbrent la musique et la danse et de Benjamin Constant (1845-1902) (peinture au centre, avec la Ville de Paris conviant la population à ses fêtes). Au plafond on voit les armoiries de Paris et le blason de la République Française, RF. Entre les compartiments du plafond, des enfants sculptés soutiennent des cartouches portant la devise républicaine inscrite en lettres d’or : « Liberté, Égalité, Fraternité ». Autour de la salle, seize pendentifs contiennent les figures allégoriques des régions françaises (dont une de l’Algérie sous la forme d’une femme voilée), soulignant l’unité nationale retrouvée.


Waouh, le fait d’être là dans cette salle, cela me fait quelque chose. Je ne peux pas l’expliquer.




































La salle des fêtes est coiffée d’une voûte en anse de panier. Son élévation comprend de hautes arcades au rez-de-chaussée et des tribunes à balustrades.

















































Deux femmes assises sculptées en relief sont disposées sur les voussures des deux extrémités de la voûte : elles encadrent un cartouche aux armes de la Ville de Paris.

Voici les enfants sculptés qui soutiennent des cartouches portant la devise républicaine inscrite en lettres d’or « Liberté, Egalité, Fraternité ».    





Sur la photo d’à côté on voit une partie de la Lorraine qui tend son glaive pour bien se défendre et le tend vers l’Auvergne qui représente le cœur de la France.

Comme je vous le disais, beaucoup d’histoire. Tout l’hôtel de ville est à la gloire de la république et du peuple.   

Ils ont voulu que l’on accueille le peuple comme des personnalités très très importantes. Dans l’esprit de la république, je pense que c’est quelque chose qui prévalait vraiment. 

La salle des fêtes, un salon comme une revanche sur Versailles. La république s’étant réfugiée à Versailles pendant la commune, fut éblouie et ils ont voulu que leur palais soit étincelant et plus grand que ceux des rois.



Voici la représentation de l'Algérie. À l'époque, elle était française

Direction vers les salons. À l’époque quand nous avons reconstruit la Mairie, 80 % de la population en France vivait de l’agriculture. Alors, la république a voulu qu’elle soit représentée ici.




« Hymne de la Terre au Soleil », 1894, Grande Salle à manger de l’Hôtel de Ville de Paris. 

Georges Bertrand a peint un laboureur, debout devant ses bœufs, l’aiguillon en main, tête nue, saluant le soleil qui monte à l’horizon. 

Des niches sur les côtés abritent des statues représentant la nature.

 


















Nous nous dirigeons vers l'autre salon des arcades divisé en trois parties, séparées par des arcades latérales. Dans la première ce sont les sciences. Dans le deuxième salon qui est consacré aux arts. Et le troisième salon illustre les lettres. La décoration des 3 salons est foisonnante. Nous accédons à ces salons par une étroite galerie qui est consacrée aux différents corps de métiers qui sont intervenus lors des travaux de reconstruction. En voilà quelques-uns.
La galerie des Métiers




                                          






Vous avez deux cheminées monumentales. Au centre il y a des médaillons en céramique. Dans le salon de gauche, il est à la gloire des Sciences.






















Et celle-ci de droite est à la gloire des Lettres.

Vous avez de chaque côté des cheminées des statues.
















Dans le salon des Arts, vous avez une magnifique peinture qui représente le « Triomphe de l’Art » sous la forme d’un jeune homme sur la croupe d’un cheval.







Voici un magnifique tableau sur les « Muses Parisiennes ».






Ce magnifique tableau se situe également dans le salon des Sciences. Il représente « des figures drapées, mêlées à des astres ».



Superbe tableau






Voici des photos du parquet qu’il y a partout dans la Mairie. Il est superbe.


Nous distinguons au sol des bouches d’aération. C’est le chauffage qui sort par-là, ainsi que dans les piliers de la Mairie.




Voici le portrait de Molière, qui se trouve dans le salon des Arts, ainsi que de magnifique peinture. Je ne peux résister de vous les montrer. Ils sont trop beaux.






















Vous avez une galerie en forme de coupoles avec pendentifs. Cette galerie donne accès à d’autres Salons.

Ces peintures sous la forme de coupole sont très originales.


Très belle peinture, et à côté un magnifique plafond à caisson.


J’arrête là pour ses trois salons. Il y a de nombreuses peintures, sculptures, tableaux, vases, etc… À côté de la galerie consacrée aux différents corps de métiers, vous avez les galeries occidentales. Ces galeries représentent les vitraux les prévôts des marchands. Ce sont des emblèmes des personnes qui ont été à la tête de la Ville de Paris, depuis les prévôts des marchands jusqu’aux maires actuels, en passant par les préfets de la Seine. En dépit de leur aspect ancien, ils furent réalisés dans l’entre-deux-guerres par les plus grands verriers de Paris et de ses environs.


Voici donc tous les emblèmes des marchands de Paris.

Le plafond est également très beau. Les couleurs tirent vers le vert. Le Décor est plutôt accès sur la danse.

Le Salon des Sciences communique avec le Salon Lobau, situé à l’angle sud-est de l’Hôtel de ville. La décoration de ce salon fut confiée au peintre d’histoire Jean-Paul Laurens (1838-1921). L’artiste composa plusieurs grandes scènes historiques destinés à illustrer « la conquête et la défense des libertés municipales, la glorification du peuple dans ses luttes incessantes et héroïques contre le despotisme de la royauté. »
Le premier tableau au fond, dépeint le 1er maire de Paris, Jean-Sylvain Bailly, recevant, trois jours après la prise de la Bastille, le roi Louis XVI qui reconnaît le pouvoir municipal et reçoit, de la main du maire, la cocarde tricolore, mêlant les couleurs bleu et rouge de la ville de Paris au blanc des Bourbon. La scène se passe place de Grève (la plage où accostaient les bateaux des marchands), aujourd’hui parvis de l’Hôtel de Ville. 
Le deuxième tableau dépeint Étienne Marcel (et les marchands en lutte contre le pouvoir royal) épargnant le dauphin.
L’histoire du lieu est certes longue, mais passionnante. Je ne pourrais pas tout vous raconter, mais je vous ai mis beaucoup de photos de diverses salles, chacune plus impressionnante que la précédente. Toutes ces peintures sont vraiment splendides, magnifiques, avec beaucoup de détails partout. Tous les coins ont été utilisés, rien n’est laissé sans être peint, doré ou sculpté, ou des statuts en bronze.












Voici quelques photos supplémentaires, je ne m’en lasse pas. 

Toutes les couleurs sont vives et lumineuses.


















Magnifique vasque avec les armes de la ville de Paris, ainsi que les armes de ville de Toulon.



















































Voici un tableau qui se situe dans l’antichambre de la Salle des Fêtes. 
C’est un tableau de « Chavannes »


Quand nous sommes repartis, nous sommes allés récupérer nos blousons. La salle était joliment décorée de peinture.



Et voilà, c’est fini. Cette place puissante de la capitale et de la République, a connu une histoire très mouvementée, marquée par des incendies, des révoltes et des reconstructions. La mairie est visitable pendant les journées du patrimoine. Allez-y, vous allez vous régaler.

1944 : discours de de Gaulle pour la Libération de Paris

Et la dernière qui a marquée l’histoire de la Mairie, c’est en 1977 : l’élection au suffrage universel du maire de Paris
Le 1er maire élu sera Jacques CHIRAC.


Les Mémorials de Mauléon et de Nueil les Aubiers (79)

Le mémorial de Mauléon 79


Mauléon (Deux-Sèvres) fut une place importante des Guerres de Vendée. Longtemps disputée entre Blancs et Bleus, la ville est aujourd'hui dominée par un monument commémorant cette période dramatique.

Deux grandes batailles marquèrent sur plusieurs jours le destin de Châtillon-sur-Sèvre (ancien nom de Mauléon de 1736 à 1840) au cours de l'année 1793, la première au début du mois de juillet, la seconde en octobre.

Le 3 juillet, 3000 paysans commandés par Lescure et La Rochejaquelein se sont affrontés aux Bleus de Westermann devant Châtillon, au bois du Moulin-aux-Chèvres. Les Vendéens se replient, laissant la cité à l'ennemi qui s'y installe le soir. Le Conseil supérieur, qui y siégeait, a été transféré vers Montagne. Le jour suivant, Westermann incendia la Durbellière, le château de La Rochejaquelein, dans la paroisse voisine de Saint-Aubin-de-Baubigné. 

Le 5 juillet, 25000 paysans réunis à Cholet marchent sur Châtillon et attaquèrent les Bleus qui campaient sur le plateau de Château-Gaillard devant Mauléon. Ces derniers sont culbutés et n'ont d'autre retraite qu'une ravine profonde. Soldats, cavaliers et canons s'écrasent pêle-mêle en contrebas. Westermann réussi à s'enfuir pitoyablement vers Parthenay.


Le 9 octobre, les 6000 hommes de Lescure et de La Rochejaquelein ont été battus une nouvelle fois au Moulin-aux-Chèvres. Westermann est revenu à Châtillon qu'il fait incendier. Les paroisses voisines ont été pillées et brûlées par les Bleus le lendemain. 

Les Vendéens reviennent à la charge le 11 octobre. Armés de 18000 combattants, ils repoussent les républicains et les écrasent dans les rues de Châtillon. Mais les vainqueurs oublient de rester vigilants et certains d'entre eux s'enivrent pour célébrer leur victoire. Westermann en a profité pour lancer une audacieuse descente dans la nuit, massacrant un grand nombre de paysans.


Un monument a été érigé en 1993 pour commémorer ces événements, sur les hauteurs de Château-Gaillard. Cette colline se dresse devant la vieille ville de Mauléon. Pour y accéder en venant de Mortagne, prendre la première rue à droite après le panneau d'entrée de ville, à quelques centaines de mètres sur la gauche en montant, un chemin de terre conduit à un panorama sur l'église de la Trinité de Mauléon. Une grande croix de pierre s'élève à cet endroit, ainsi qu'une statue de Vendéen tournée vers la ville.

«  En Souvenir Des Combats de Châtillon 3 - 5 Juillet  / 9 – 11 Octobre 1793, et à La Mémoire des Habitants Du Canton de Châtillon. Tombés pour La Défense de Leurs Autels ou Massacrés en Haine De La Foi  1792  -  1796 » Souvenir Vendéen.



Voici le deuxième mémorial cité un peu plus haut.


Le Mémorial du Bois du Moulin aux Chèvres à Neuil-les-Aubiers (79)


C’est un endroit qui n’a pas porté chance aux Vendéens. Situé à mi-parcours entre Bressuire et Châtillon-sur-Sèvre, l’actuel Mauléon, le Bois du Moulin-aux-Chèvres abrite un chemin de croix jalonné de noms de personnages qui ont laissé là leur empreinte dans l’Histoire.

Le Bois du Moulin-aux-Chèvres, aussi connu sous le nom du Bois-des-Chèvres, constitue en 1793 un poste de défense avancé de Châtillon-sur-Sèvre, alors siège du Conseil supérieur des Vendéens. La route qui la traverse aujourd’hui reste d'un des derniers vestiges du vieux chemin reliant cette ville à Bressuire. 


 


Ce lieu historique a été le théâtre de deux batailles, qui a été désastreuses pour les Vendéens. La première s'est produit le 3 juillet 1793. Partie de Parthenay, une colonne républicaine commandée par Westermann avait commencé par dévaster le bourg d’Amailloux, le 1er du mois. Dans la soirée du 2, la troupe pilla et incendia le château de Boismé, appartenant au général Lescure. Le 3 juillet, trois mille Vendéens ont pris place dans le Bois-des-Chèvres, où les Bleus les a affrontés. Ceux-ci semblent plier, mais leurs adversaires finissent par reculer à cause d’d'une manœuvre incomprise. Les Vendéens se replient alors de l’autre côté du Pont-Paillat, défendu par un poste d’artillerie, qui cède à son tour, dans une déroute que les chefs ne parviennent pas à contenir. Le jour suivant, Westermann continua sa marche vers la capitale des insurgés, mettant le feu au château de la Durbellière. Le 5 juillet, il paie chèrement la bataille de Château-Gaillard, où une grande partie de ses soldats se retrouve au fond d’un ravin.


Le Monument au centre du Chemin de Croix

Pour commémorer ces deux combats, le Souvenir Vendéen a érigé en 1964 un chemin de croix formé de blocs de pierre dont les plus gros portent les noms des chefs, Lescure, La Rochejaquelein, Marigny et Stofflet, mais également ceux de combattants qui s’illustrèrent lors de ces deux journées : Henri Allard, aide de camp de Henri de La Rochejaquelein, Pierre Chabauty, originaire de Voultegon, Pierre Modeste Charrier, de Nueil-sur-Argent, et Louis Renou, un des officiers de Lescure. Tous les quatre survirent à la Virée de Galerne et combattent jusqu’en 1796, voire jusqu’aux derniers soulèvements de 1799 et 1815. Pièce centrale de ce Chemin de Croix, une imposante table en pierre, jouxte un calvaire planté sur un monolithe.


Tout autour a été gravée la phrase suivante : « Par deux fois en ces lieux, les 3 juillet et 9 octobre 1793, le peuple du Bocage, soulevé pour défendre ses droits sacrés, la foi et la liberté, a résisté héroïquement à l’armée de Westermann. »


Voici quelques noms de Vendéens tués au Bois des Chèvres

Debry, de Châtillon tué au Moulin aux Chèvres (date inconnue),

Vion Jean, de la Chapelle-Largeau tué au Moulin aux Chèvres en 1793 (donc à l’un des deux combats précédents).

Fradin Jean, des Aubiers 53 ans, tué au Moulin aux Chèvres, 1793 (idem).

Supiot,  de Saint-Aubin-de-Baubigné tué au Moulin aux Chèvres (date inconnue).

Morin, de Saint-Aubin également mort de blessures après le Moulin aux Chèvres (idem).

Tisseau Alexis, né à Saint-Amand, 1748, tué au Moulin aux chèvres (date inconnue)

Boishumeau fils, mort des suites de blessures reçues au Moulin aux Chèvres (date inconnue).

Hérisset Jacques, journalier, 36 ans, tué au Moulin aux Chèvres le 14 mars 1794. Ce qui laisse entendre un combat à cette date à cet endroit, au moment où l’on brûlait vif le vieux Souchelot à La Chagnelais…



Ecrit par DJVava

Collonges-la-Rouge (19)

Quel charmant village. Il se situe à 125 km du Périgord Noir (Sarlat) et à 50 mn du parc naturel des Causses du Quercy. À première vue, avec ses murs rouges et fleuris, le petit village de Collonges-la-Rouge du VIIIe siècle, affiche fièrement les "Plus Beaux Villages de France" tout simplement grâce au maire de Collonges "Charles Ceyrac" de 1965 à 1996, initiateur de l'association en 1982. Ce village vous transporte dans un autre monde. 
Le village fut le premier à être classé, devenant ainsi le premier site le plus visité du Limousin. Le village est également classé aux Monuments Historiques. Collonges-la-Rouge et ses 25 tours.

En arrivant dans ce village ce qui nous frappe en premier, c'est sa couleur "rouge".  
Le beau rouge foncé des bâtisses et de l'enceinte fortifiée du XIVème siècle qui est spectaculaire avec le coucher du soleil. Pourquoi la pierre est-elle si rouge à Collonges ? C'est une caractéristique de la région avec la faille géologique qui relie Brive à Meyssac. En effet, les sols gréseux contiennent de l'oxyde de fer. Au XIVème siècle, le village médiéval devient l'un des plus grands fiefs de France appartenant à la vicomté de Turenne. 
On les voit de loin, elles sont de style typiquement français... Ce sont les Tours de Collonges qui culminent au loin entre les marronniers et les noyers, pas moins de 25 tourelles sont visibles. Sous ses toits d'ardoises et de lauzes, vous trouverez des manoirs ou de modestes chaumières ainsi que la grande église et le marché couvert qui lui fait face. Collonges-la-Rouge abrite d'impressionnantes demeures et monuments historiques des XVème et XVIème siècles comme la Maison Ramade de Friac avec ses deux tours de guet et la Maison de la Sirène avec son porche voûté. 


Le village se visite à pied. Votre voiture se gare à l'extérieur de celui-ci. C'est 4 € pour la journée. Le village est typique et toutes les maisons sont regroupées autour de l'église et de  la Chapelle des pénitents.






En arrivant à l'entrée du village vous apercevrez le château de Vassinhac avec ses élégantes fenêtres à meneaux.
Ce château est dans la famille depuis plusieurs générations, et le propriétaire des lieux est très fier de nous dire que son mobilier est d'époque.