Escapade en Bretagne

Comme beaucoup d'entre nous, il nous a fallu annuler ou reporter nos congés, en raison du confinement puis des règles qui ont suivies. Après une longue attente et beaucoup d'impatience, nous avons enfin pu prendre notre destination : la Bretagne. Une petite partie, certes, mais des lieux exceptionnels. 

A découvrir ou à redécouvrir, les villes que nous avons visité sont toutes remarquables par leur histoire ou simplement par leur beauté.

Dans les articles qui suivront, nous vous parlerons des lieux suivants :

  • les enclos paroissiaux
  • Sainte-Anne d'Auray
  • Guérande
  • Pont-Aven
  • La Presqu'île de Crozon
  • Cairn de Gavrinis
  • Vannes
Mais avant, nous tenons à vous parler des endroits où nous avons logé :
  • Les Maison Glenn Anna - L'auberge ***** à Sainte-Anne d'Auray (29)
    Impatientes, nous sommes parties un jour plus tôt, mais nous n'avons pas regretté ce choix. Nous avons eu un très bon accueil. Une chambre luxueuse à notre disposition et un petit déjeuner copieux. 
  • Camping de Gouelet Ker ** à Logonna Daoulas (29)
    Difficile à trouver, mais d'un calme apaisant. Près de la plage. 
  • Gîte de Poul Ar Vern à Cast (29)
    Une maison rien que pour nous avec toutes les commodités. Un hôte discret et accueillant.
  • Camping Flower Le Conleau **** à Vannes (56)
    Beaucoup plus confortable que le premier mais tout aussi accueillant. Près d'un bois et de la plage
  • Camping Siblu **** à Saint-Brévin-les-Pins (44)
    Le summum ! 2 salles de bains, une grande pièce à vivre comprenant une cuisine américaine et un coin salon. Rien ne manquait et la déco était de rigueur. Près de la plage dans une forêt de pins.
Cette année, nous étions 3 et l'une d'entre nous a souhaité laisser ses commentaires :
  • Après la visite des enclos, j'ai constaté que l'ancienne Bretagne était très croyante et pieuse. Encore aujourd'hui, il y a des cérémonies du pardon où ils sortent bannières et statues
  • Le panorama est différent à chaque virage et la côte du Finistère est toute dentelée.
  • J'ai apprécié les campings, les mobils-homes sont bien aménagés, c'est mieux que les "Formule 1". On est comme chez soi, c'est une liberté totale.
  • Les vacances en Juin ou Septembre sont moins encombrées et cela est plus appréciable.


Lusignan (86) et sa cité historique

Située entre Poitiers (86) et Saint-Maixent-l'Ecole (79), Lusignan est une ancienne place forte et un lieu de passage des pèlerins de St Jacques de Compostelle.

L'ancienne porte de la ville fortifiée est caractérisée par 2 tours et le pont médiéval.

L'église Notre-Dame et Saint-Junien (12ème au 15ème siècle) est le cœur de la cité. Elle est liée à la puissante famille des Lusignan, qui seront durant cette période, rois de Chypre, de Jérusalem et d'Arménie lors de leur épopée vers l'Orient.
A quelques mètres de l'église, derrière la mairie, vous pourrez admirer les vestiges des fortifications du 13ème siècle qui se dressaient sur un promontoire rocheux au-dessus de la rivière de la Vonne et de la forêt. 
Le château, quant à lui, a été rasé sur ordre de Richelieu. Il est aujourd'hui remplacé par un beau jardin à la française. 

Les Halles ont été construites au 19ème siècle, avec une particularité. Elles ont été reconstruites sur les halles médiévales. Elles occupent un surface rectangulaire de 33 x 16 mètres 

Devant l'église, une maison à colombages (15ème siècle) attire l'attention et rappelle les traces du passé médiéval de la cité.
Outre la magnifique épopée des Lusignan, la Fée Mélusine tient également un rôle majeur dans ce patrimoine. Connaissez-vous sa légende ? (un article y est dédié sur notre blog)

Voilà, vous connaissez les points clés essentiels de votre future visite.

Nous allons quand même vous montrer notre visite de l'église où nous avons eu la chance de rencontrer un guide qui n'en est pas un. Il s'agit simplement d'un membre d'une association bénévole de 5 personnes, connaissant bien l'histoire de son église et de sa cité. Nous avons appris de façon ludique la lecture d'un vitrail, d'un magnifique tableau gravé sur bois, du couvercle d'une tombe occupée à 3 périodes différentes, du bestiaire et plein de petites anecdotes plus croustillantes les unes que les autres.


Parmi les modillons, Mélusine est représentée sous plusieurs formes.

Un artiste local a voulu représenté l'histoire de Lusignan et son patrimoine en gravant un magnifique tableau. Il est exposé pour un temps indéfini dans l'église.

Un couvercle de tombe médiévale démontre que celui-ci a été utilisé 3 fois à des époques bien différentes.

Le gisant d'un templier est aussi à l'honneur.

A SAVOIR : La cité est facilement accessible et plusieurs parkings sont à proximité. Un parcours découverte Tèrra Aventura "Mélusine est de retour !" est une façon ludique de découvrir la cité.

La légende de la fée Mélusine



Alors qu'il se promenait dans la forêt, Elinas, roi d'Albanie (autre nom pour l'Ecosse), rencontra une merveilleuse inconnue. Elle s'appelait Pressine et sa beauté était telle qu'aussitôt Elinas tomba éperdument amoureux. La jeune femme accepta bientôt d'épouser le roi, mais à condition que celui-ci promette de ne jamais la voir pendant ses couches. Elinas promit et pendant quelques temps, les jeunes époux vont connaître le bonheur.

Mais un jour, le roi trahit son serment. La fée Pressine regagne alors l'île d'Avalon avec Mélusine, Mélior et Palestine, ses 3 filles nouvelles-nées. Devenues grandes, les 3 soeurs apprennent la trahison de leur père. Pour venger leur mère, elles enferment Elinas au coeur de la montagne de Brumborenlion. Découvrant cela, Pressine punit ses filles. Mélusine est condamnée à se transformer tous les samedis en serpente "du nombril en aval" et ne pourra échapper à ce sortilège que si un mortel accepte de l'épouser sans jamais chercher à la voir le jour de sa métamorphose. Mélior gardera un épervier merveilleux dans un château d'Arménie. Palestine enfin, sera enfermée avec le trésor de son père dans le mont Canigou, jusqu'à ce qu'un chevalier parvienne à la délivrer.

Pendant ce temps, loin d'Avalon, un jeune chevalier s'apprête à connaître un destin extraordinaire. Il se nomme Raymondin et vit à la cour de son oncle, le comte Aymeri de Poitiers. Or, au cours d'une chasse au sanglier, le jeune homme tue son oncle accidentellement. Ce dernier avait lu dans les astres, juste avant de mourir, que le vassal qui tuerait ce soir-là son suzerain, serait le fondateur du plus glorieux des lignages. La prophétie d'Aymeri ne tarda pas à se réaliser. Après l'accident, Raymondin ne sait que faire ; il erre, désemparé, dans la forêt de Coulombiers. Soudain, il rencontre à la fontaine de la Soif, une jeune femme d'une merveilleuse beauté. La belle inconnue lui offre sa main, la richesse et une magnifique prospérité aussi longtemps qu'il respectera un interdit : jamais il ne devra chercher à la voir le samedi. Grâce à ce dernier élément, la dame de la fontaine est sans peine identifiée à Mélusine. Raymondin accepte l'offre et devient dès lors le plus puissant seigneur du Poitou. Il règne sur la forteresse de Lusignan et sur d'autres châteaux construits par sa fabuleuse épouse. Il est également le père de 10 fils. Mais ses enfants, issus d'une fée et d'un mortel, sont affligés d'une tare, rappel de leur appartenance à l'Autre Monde :
  • Urien, l'aîné, a le visage court et large, un oeil rouge et l'autre pers, et de gigantesques oreilles.
  • Eude, a une oreille plus grande que l'autre
  • Guyon a un oeil plus haut que l'autre
  • Antoine porte sur la joue une patte de lion
  • Renaud n'a qu'un oeil
  • Fromont a une petite tâche velue sur le nez
  • Horrible a 3 yeux
  • Enfin, de la bouche de Geoffroy, le plus illustre des 10 frères, saille une terrifiante dent de sanglier
  • Seuls les 2 derniers fils, Thierry et Raymonnet semblent être tout à fait normaux
Urien et Guyon deviennent respectivement roi de Chypre et roi d'Arménie. Antoine et Renaud, duc de Luxembourg et roi de Bohème. Eudes, comte de la Marche. Geoffroy, seigneur de Lusignan après la mort de son père. Thierry et Raymonnet, seigneur de Parthenay et comte de Forez. Fromont devient moine. Des 10 fils de la fée, seul Horrible ne peut s'intégrer à la société des hommes : sur l'ordre de sa mère, il sera tué.

Raymondin est comblé, il possède puissance, richesse et prospérité. Un jour, pourtant, il transgresse l'interdit. En effet, son frère parvient à le persuader que Mélusine doit profiter de ses samedis pour le tromper et se livrer à quelques pratiques diaboliques. Inquiet, il perce un trou dans le mur et surprend son épouse prenant son bain à moitié serpente. Désespéré, il garde le silence pour ne pas perdre la fée. Un peu plus tard, cependant, apprenant que Geoffroy a brûlé à l'abbaye de Maillezais, tuant ainsi son frère Fromont, Raymondin maudit son épouse. Il l'accuse publiquement d'être une "très fausse serpente". Le secret est dévoilé, Mélusine doit regagner l'Autre Monde.

Transformée en dragon, elle s'envole. Du monde des hommes, il ne lui reste que le souvenir d'une courte vie de bonheur. A jamais, elle survolera les tours de Lusignan. Son cri annoncera la mort, déchirant l'éternité.

                                                 Association Les Lusignan et Mélusine - Lusignan (86)




Jeu n°6 : 1 ville, 1 département, 1 région

Pour répondre à ce jeu, notre moteur de recherche (1 mot = 1 article) et internet peuvent vous aider.

1) Lors de nos aventures, nous avons découvert plusieurs villes. Quelques-unes sont indiquées sous la carte qui ne vous servira que de repère. Pouvez-vous retrouver leurs départements et leurs régions  ?

2) Cette année, quelques projets ont été repoussés en raison du confinement. Mais nous nous y rendrons bien un jour. En attendant, avez-vous repéré les départements prévus cette année ?




Auxerre, Blaye, Bourges, Brioude, Chartres, Chauvigny, Confolens, Gaillac, La Chapelle St Laurent, Les Lucs sur Boulogne, Maulévrier, Nantes, Périgueux, Saint-Malo, Sainte-Geneviève-des-Bois, Toulouse, Volvic

Les oubliés de l'histoire 39-45 en Deux-Sèvres

Un ami qui m'est très cher, m'a parlé d'un homme, un pasteur, qui serait mort dans la commune, lieu dit « Bois-Pineau » de Souvigné (Deux-Sèvres) en 1995. Il repose dans le cimetière. Cette personne s'appelle Marc JOSPIN, né en 1900 à Montredon-Labessonnié. 
Je me suis empressée de taper son nom, et voilà ce que j’ai découvert. Effectivement, c'est un homme d'exception. Comme beaucoup d'autres pasteurs des Deux-Sèvres qui contribuèrent à sauver des réfugiés venus se refaire une santé à la campagne. Venus d'ailleurs, leur refuge est orchestré par des mouvements de résistance et des organisations mises sur pied dans les milieux protestants, par les pasteurs : Pierre Fouchier*, qui prit une part active dans le réseau de sauvetage protestant des Juifs dont l’activité principale se situait à Bordeaux, Marc Jospin, Yann Roullet, Cramer, Casalis, Théodore Riebel, Durand qui les aident à franchir la ligne de démarcation, Auguste Encrevé,  Franck Hervé, etc. qui ont su alerter leurs paroissiens, susciter un mouvement de solidarité et organiser l’hébergement au cœur de la population melloise ou du bocage.

Je vous relate donc celle du pasteur JOSPIN.
Marc JOSPIN, est le fils du pasteur de Vitré. Après des études à Saint-Nazaire et à Nantes, il servira d'interprète auprès des américains qui débarquent à Saint-Nazaire. EOR (Elève Officier de Réserve) à Saint-Maixent, il renonce à sa carrière militaire en 1922. Il intègre la faculté de théologie protestante de Paris. En 1925, il est nommé pasteur à Souvigné, puis de Vitré. 
De 1937 à 1939, il est pasteur au Pays-Bas. L'invasion de la Pologne en 39 par Hitler déclenche à la Seconde Guerre Mondiale. Le capitaine de réserve est mobilisé en France, et prend part à « la drôle de guerre ». Là va commencer sa vie de résistant. 
Marc Jospin va vivre les cinq années sombres de l'occupation, en « multipliant les activités et se dévouant corps et âme » à sauver des hommes, des enfants et des familles pourchassés et persécutés. « Il sauve ainsi 48 enfants juifs envoyés par la Cimade*, qu'il a recueillis au presbytère, avant de les confier à des familles protestantes sûres de la région ». Il aide également les réfractaires au Service du Travail Obligatoire (STO). 
Il contribue à nourrir les effectifs des maquis. Marc Jospin résiste également par écrit sous le pseudonyme du « Capitaine Montredon »
Il est rédacteur en chef du journal de Lezay " La Fraternité " (qui deviendra "  La Concorde " après la libération). Il y signe de nombreux articles où, sous couvert de religion, il s'en prend aux gouvernants de Vichy. 

Fin 1945, le résistant repart aux Pays-Bas, à Haarlem, puis à la Haye. La « reine Wilhelmine », elle-même résistante, a eu vent de l'attitude courageuse du pasteur, et l'a fait venir auprès d'elle, le nomme « Chapelain de la reine » en 1947. Distinction suprême, qu'il conservera auprès de la princesse Juliana. 

Après la mort de sa femme, et au terme d'une longue vie d'engagement, il revient dans son cher Poitou à Bois-Pineau, qui sera son havre de paix pendant 19 ans.

Cimade : Comité inter-mouvements auprès des évacués


C'est à Lezay qu'étaient imprimés les faux formulaires vierges réalisés dans les papiers adéquats par l'imprimeur Monsieur Chopin qui se donnait la peine de rechercher la qualité exacte du papier et prenait les plus grands soins pour faire, en quantités, des documents parfaitement conformes.

Et celle du Pasteur Pierre FOUCHIER, né à Bordeaux le 19 mai 1911, protestant, milite dans les œuvres protestantes.
En 1930, il part faire son service civil au Liban où il est éducateur de rue.
Rentré en France en 1931, il étudie à la faculté de théologie protestante de Paris et devient pasteur en 1935.
En 1935, il est nommé à Strasbourg, au Temple Saint-Paul, auprès du pasteur Marc Boegner.
En 1938, il est nommé à la paroisse de Lezay (Deux-Sèvres).
En 1939, après la déclaration de guerre, il est mobilisé et fait prisonnier au cours de l'hiver, durant la "drôle de guerre". Il est envoyé dans un stalag. Depuis son départ, sa femme, le remplace dans cette fonction à Lezay.
En 1940, après un an de captivité, Pierre Fouchier, malade, est rapatrié et rentre à Lezay où il reprend son ministère.
En 1942, il s'engage dans le réseau résistant « réseau F2 » (Réseau des résistants Polonais de renseignements depuis l'Angleterre).

Le 30 octobre 2001, l'institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné au pasteur Pierre Fouchier le titre de « Juste parmi les Nations. »

Enigmes à Ligugé



Pour répondre à nos énigmes, vous pouvez vous aidez de notre moteur de recherche 
(1 mot = 1 article)

Tout près de l'église, nous avons trouvé ceci :

1) A quel endroit avons-nous trouvé ce tonneau ?



2) Qu'est donc ceci ? Cette forme ne vous rappelle rien ?




3) Que représente cette statue ?