Montmorillon (86)


Si vous souhaitez la visiter pleinement, renseignez-vous bien avant. Les monuments ne sont pas tous ouverts librement. Pour certains, comme l'octogone, il faut retirer la clé à l'office du tourisme. Il est donc préférable que celui-ci soit ouvert. Certains monuments sont ouverts occasionnellement et d'autres pas du tout.

Malgré ces désagréments, nous avons passé une journée bien remplie.

Située à 50km à l'Est de Poitiers, Montmorillon est classée Capitale du Pays d'Art et d'Histoire. Son patrimoine est varié et les divers parcours proposés pour le connaitre attirent ceux qui s'intéressent, comme nous, aux richesses architecturales du passé.

Promenez-vous, prenez votre temps pour la découvrir et comme nous, régalez-vous.

Garées juste en-dessous de l'église Saint-Martial, nous avons attendu patiemment que les baptêmes se terminent pour y entrer. (week-end de Pâques oblige)

Sa construction a commencé en 1861. Elle a remplacé une église romane du 12ème siècle jugée trop petite et en mauvais état. De l'église primitive, il subsiste une tour carrée (base de l'ancien clocher).

Saint-Martial nous contemple du haut de son clocher
 Admirez les vitraux....



De chaque côté de la porte d'entrée, vous pourrez en admirer des particuliers.

Sur le premier vitrail :
Colonne de gauche : 1) Lumen in coelo - 2) Chirurgiens et apothicaires - 3) Corporation des boulangers - 4) Bijoutiers et horlogers
Colonne de droite : 1) Corporation des menuisiers- 2) Chapeliers et tanneurs - 3) Corporation des jardiniers - 4) Sint unum

Sur le deuxième vitrail :
Colonne de gauche : 1) Couvreurs et zingueurs - 2) Sergetiers et teinturiers - 3) Peintres et vitriers - 4) Corporation des cordonniers
Colonne de droite : 1) Corporation des tonneliers - 2) Bourreliers et tanneurs - 3) Corporation des bouchers - 4) Menuisiers et maçons



et l'orgue de 1881, qui comporte 1800 tuyaux et 27 jeux.
Au-dessus de l'orgue
Au centre de l'arcade sous l'orgue

Puis, contemplez son intérieur.






Face à cette magnifique église, en haut de la colline, se trouve l'église Notre-Dame. Avant de l'atteindre, il nous faut traverser le Centre-ville et sa Cité de l'Ecrit. Voici ce que l'on peut y voir.



Don de M. Claude FALCOZ-VIGNE (2004).
Massicot ayant appartenu à M. Denis CHAMBET, relieur à Montmorillon

L'entrée de la Cité de l'Ecrit



 
  


Un petit mot sur le vieux pont qu'il nous a fallu traverser juste avant d'entrer dans la Cité de l'Ecrit.

Lors de la création de la ville, un pont fut construit au bas de l'église Notre-Dame. Détruit au fil des siècles, il fut reconstruit au 15ème siècle. Il supportait alors 2 portes liées aux fortifications, dont l'une côté rive gauche, était surmontée de la prison, tandis qu'à l'extrémité du pont s'élevait une chapelle. De l'ouvrage médiéval, il ne reste que l'arche centrale et les avant-becs, le reste date du 19ème siècle.



Un peu de grimpette pour atteindre l'église Notre-Dame.

Plantée sur les rochers qui dominent la Gartempe, elle a été construite en plusieurs étapes. Le choeur en hémicycle et la crypte, que nous n'avons malheureusement pas pu visiter, datent de la fin du 11ème siècle. Le transept, la nef à quatre travées et les peintures de la crypte ont suivi au 12ème siècle. La façade est venue au 14ème siècle et le clocher actuel au 17ème siècle.



  



  



En sortant de l'église, nous essayons d'accéder à la Motte Féodale. Mais, il n'y a aucun accès. Face à l'église, elle sert aujourd'hui de support à une tour-chapelle surmontée d'une statue de la Vierge, élevée en 1888.



Nous nous dirigeons ensuite vers la Maison-Dieu et là encore, nous nous émerveillons sur le chemin.


Encore un peu de grimpette et nous atteignons La Maison Dieu. Voici un plan de ce qu'elle représentait.


Ce monastère-hôpital, fondé au 11ème siècle par Robert du Puy, Seigneur de Montmorillon, à son retour de Terre Sainte, comprend l'Octogone, la Chapelle Saint-Laurent, le Donjon, le Chauffoir, la Grange aux dîmes et les bâtiments monastiques. Tout cet ensemble est classé Monument Historique.

Le Chauffoir. Construit en 1639, il était destiné à accueillir 60 pauvres, pèlerins ou "étrangers" de passage qui souhaitaient passer un moment près du feu. C'était le seul endroit chauffé de la Maison Dieu
La Maison Dieu était à l'extérieur des fortifications de la ville et se trouvait donc à la merci des bandes de pillards et de mercenaires qui ravageaient les campagnes au 14ème siècle. Pour éviter les pillages, le monastère-hôpital fit ériger des fortifications autour de l'ensemble des bâtiments. Le vestige en est la tour de défense située près de la chapelle Saint-Laurent. La tour circulaire contient un escalier à vis et a été accolée à une tour rectangulaire dotée de bretèches sur mâchicoulis qui protégeaient la porte d'entrée.
L'arrière des bâtiments monastiques construits au 17ème siècle pour loger les moines, la chapelle des malades, les pièces communes, le réfectoire, le cellier et les caves. Leur imposante façade (plus de 100m) domine une large terrasse sur l'autre versant, 2 pigeonniers, une grande prairie aménagée en espace public et un théâtre de verdure.

La Chapelle Saint-Laurent que nous n'avons pu visiter. Il paraît qu'elle vaut le détour. Rien d'étonnant !


"t'as d'beaux yeux, tu sais ?"

En contournant cet ensemble, nous arrivons à l'octogone. Il faut savoir qu'il s'agissait autrefois d'une chapelle de cimetière, sa salle haute était le lieu de prières pour les défunts et la salle basse, l'ancien ossuaire, conservait les restes des chrétiens inhumés au fil des siècles. A l'intérieur, il y a des peintures murales exceptionnelles mais cette visite sera pour une prochaine fois.

La porte est surmontée de 4 groupes de statues représentant entre autres, Marie et Elisabeth (la Visitation), l'archange Gabriel, les 4 évangélistes et 2 femmes nues illustrant la luxure.



  

A SAVOIR : En 2019, la Maison Dieu accueillera la grande école de gastronomie du chef multi-étoilé Joël Robuchon.

Nous ne pouvions terminer cette visite sans vous donner quelques vues panoramiques.





Voilà, nous espérons vous avoir donner l'envie de la découvrir. Pour nous, c'était un réel plaisir.

Un petit coucou particulier à mes amis de Putna (Roumanie), avec laquelle cette ville est jumelée.


















































Enigme à Lussac-les-Châteaux (86) - OFFERT

En y entrant, nous étions loin de nous douter de cette découverte.


D'après vous, où l'avons-nous trouvé ?

Saint-Germain (86)

 

L’église romane dédiée à saint Germain l’Auxerrois fut remaniée au XIXe s. comme en témoignent le décor peint et les vitraux. D’autres éléments du patrimoine religieux, comme l’ancienne chapelle de Bouesse et les croix de chemin rappellent les dévotions des habitants au fil des siècles. Magnifique de l'extérieur mais nous n'avons pas pu la voire. Cela se fera une prochaine fois.


Le pont gothique Probablement construit au XIIIe s., il relie Saint-Germain et Saint-Savin. Bel exemple de pont médiéval, il se compose de cinq arches dont quatre présentent un profil en arc brisé. En observant cette construction, du côté Saint-Germain, on peut encore voir un pan de mur du pont assez massif, à pans coupés, qui serait le seul vestige d’un ouvrage destiné à la défense. Ce pont témoigne de l’ancien axe de circulation. À l’époque médiévale et jusqu’au XIXe s., époque de la construction du nouveau pont, piétons, chevaliers, marchands… l’empruntent. Les « refuges », espaces aménagés sur les piles, permettaient aux piétons de se protéger du passage des cavaliers ou des carrioles. Le pont favorisait les échanges et donc le développement économique de la cité. Sa présence est d’autant plus importante que l’abbaye de Saint-Savin se développe et attire de nombreux pèlerins. Le péage fut longtemps affecté au bénéfice de l’abbaye. En 1634 un arrêt du Parlement attribue l’argent de ce péage à l’entretien du pont.



Peinture murale de type "Buon Fresco", peinte sur enduit frais de chaux et de sable (chaux aérienne Ca(OH)2) en septembre 2001 t septembre 2002. Travail du C.I.A.M. (Centre International d'Art Mural) à Saint-Savin.





 
 
 

Nalliers (86)

L'église Saint-Hilaire située sur la rive droit de la Gartempe apparaît dans les textes en 1093. L'édifice actuel date principalement du 15ème siècle. Elle était autrefois entourée d'un cimetière. Le clocher porche est alors plaqué contre l'ancienne façade romane, puis coiffé au 18ème siècle, d'un dôme d'ardoises à deux lanternons "dit à l'Impériale".





En contournant l’édifice par le nord, on remarquera la croix monumentale édifiée sur un emmanchement adossé au clocher et la forme inhabituelle des contreforts de la chapelle.

Idée originale, transformer une cabine téléphonique. Que des livres dedans, cela fait passer le temps. 

Agréable moment passer à Nalliers. Nous n'avons pas pu visiter l'église, elle était fermée. 











 Magnifique petite balade sur la Gartempe.
Nous n'avons pas pu tout voir mais nous y retournerons.












Enigmes à St-Cyr de Beaumont 86 - OFFERT

      

Ce magnifique monument se trouve sur la commune de St-Cyr de Beaumont 86130.

De quoi s'agit-il ? et à quoi servait-il ?

Il a été construit dans les années 1870.

Saint-Pierre de Maillé (86)



 

Saint Pierre du Maillé est l'un de ces villages dont les richesses patrimoniales et historiques sont remarquables.
Depuis l'époque préhistorique, le pays a conservé les traces du passage et du séjour des hommes. Les Gaulois y ont vécu puis les Romains ont occupé le territoire. Les Mérovingiens y ont taillé la pierre.
- La grotte des Cottets fouillée à plusieurs reprises a révélé un outillage important.
- Des carrières de sarcophages exploitées par les Mérovingiens sont encore visibles sur les falaises des vallées de la Gartempe et de l'Anglin.
- Un trésor de pièces de monnaie gauloises découvert à la Guignoterie est déposé au musée Ste Croix de Poitiers.



   


L'église Saint-Pierre fut rebâtie en 1651 à son emplacement d’origine remontant vraisemblablement à l’époque carolingienne. Il subsiste des vestiges de l’ancienne église médiévale dont un pan de mur dans lequel est enchâssé un morceau de colonne cannelée gallo-romaine. Dans la cour du presbytère, vous remarquerez un sarcophage mérovingien découvert autour de l’église, son couvercle présente une double croix en relief, il est orné de rosaces et de motifs géométriques.


On compte huit blasons différents. Les armoiries montrent les alliances familiales. Les familles résidaient dans les châteaux de St-Pierre-de-Maillé : Puygirault, Foix, La Roche-à-Guet, les Cottets..
Le soubassement de la verrière de st Hyacinthe est orné de deux écussons supportés par deux lions, surmontés d'une couronne. Le blason d'azur à la bande d'argent et trois losanges d'or, est celui de la famille Lichy de Lichy, anoblie par Henri IV. 

La devise : "Aussi noble que Henry aussi brave sur lui".

Le blason à trois bourdons est celui de la famille Du Pin de la Guérivière . La devise : "FIDEM PEREGRINAS TESTOR", qui signifie "Peregrine, LA FOI FAITES"



Les vingt vitraux posés entre 1891 et 1895 proviennent essentiellement de l’atelier Fournier à Tours. Trois vitraux du chœur ne sont pas datés ni signés.
St Georges, en armure, tient une lance et une roue. Il terrasse le dragon.


Magnifique petite église, elle a du charme. Très belle peinture murale, très fine, très claire. Nous nous sommes régalées.



La femme se coiffant
Œuvre du sculpteur Louis Dideron réalisée en 1955.

Erigé d'abord en Algérie puis rapatriée en 1962, elle fut installée sur la place de l'Etoile en 1971 sous le mandat du Maire Emile Massé. Elle est connue par les Maillois sous le pseudonyme d'Emilienne.