Le Musée du Compagnonnage à Tours (37)

C'est un musée qui est caché parmi les magasins de la rue nationale, il regorge de surprises. La première retrace les origines du Compagnonnage, ses similitudes avec la Franc-maçonnerie, avec diverses autres corporations, et notamment allemandes. Une vidéo d’une heure explique la camaraderie et le rôle de la « mère » infirmière et assistante. En raison de l'ancienne disposition du musée, un nouveau paysage sera nécessaire pour mieux mettre en valeur tous ces objets. Ceci dit, le musée est très intéressant. Il expose les œuvres des différents corps de métiers du compagnonnage dans une belle salle d'une ancienne abbaye.

            
            

Nous découvrons le musée par "discipline", des réalisations assez impressionnantes faites par des compagnons, qu'ils soient maréchal-ferrant, cordonnier, charpentier ou autres. Cela donne un musée assez hétéroclite, mais qui montre la dimension artistique des métiers d'artisanat, et cela impressionne également par la technique. Un magnifique musée, riche de très belles collections qui se succèdent à un rythme effréné, il y en a pour tous les goûts :
- Amoureux des belles pièces
- Les amateurs de maquettes
- Artisans
- Petits enfants
- Amoureux de l'histoire.
  

      
      


C'est un véritable hommage au travail des camarades. 

Il est frustrant de réduire tous ces chefs-d’œuvre qui représentent des centaines de milliers d’heures de travail à quelques heures de marche, parce que chaque objet exposé mérite à lui seul une attention particulière, car il est la perfection à l’état pur !

C'est un musée qui mérite un détours quand on vient Tours. 

      




La cathédrale St-Gatien et son Cloître à Tours (37)

La cathédrale de Tours (également connue sous le nom de cathédrale Saint-Gatien) est un édifice gothique le plus haut de Tours. Cette église du XIIème siècle est majestueuse et solennelle, avec les deux clochers imposants que l'on remarque de très loin. Les arcs-boutants des deux côtés et les sculptures exquises de bêtes de pierre sur le mur extérieur sont exceptionnels.
    
         
Cette façade est à couper le souffle. Il faut prendre du recul pour l'admirer et l'apprécier.  Elle est si riche en détails. Les gargouilles et les personnages ne manquent pas, prenez le temps de découvrir son architecture.

   
        
      
Plusieurs édifices se sont succédés avant celui que nous contemplons actuellement qui est essentiellement des XIIIème et XIVème siècles.

Au moyen-âge, la ville était un centre religieux important à cause du pèlerinage sur le tombeau de Saint-Martin. 

Un peu d'histoire : Un siècle avant Saint-Martin, Saint-Gatien fut le premier évêque de Tours, missionné par le pape pour évangéliser la Touraine vers 250.
Il y avait au IVème siècle un premier sanctuaire de dimension modeste, puis un deuxième au VIème siècle. Enfin, un troisième, de style roman, est construit vers 1125. Détruit par plusieurs incendies, l'édifice est relevé et transformé grâce à la générosité de Saint-Louis (1236). De cette époque date le chœur de style gothique rayonnant. Une fois le chœur et le transept terminés, le XIVème siècle voit la nef s'élever à son tour. Elle ne sera achevée qu'après la guerre de Cent Ans, tout comme la façade qui adopte un style gothique flamboyant. C'est aussi au XIVème siècle que la cathédrale est définitivement consacrée à Saint-Gatien.
Lors de la première moitié du XVIème siècle, les tours, hautes de 70 m, si caractéristiques de la cathédrale de Tours, reçoivent leur couronnement en style italien. Deux décennies plus tard, pendant les guerres de Religion, les nombreuses statues des portails sont détruites par les protestants. À la Révolution, Saint-Gatien devient temple de la Raison.
La cathédrale possède une magnifique verrière dans son vaste chœur et deux belles rosaces de style rayonnant, dans les bras du transept. L'une d'entre elles sert d'arrière-plan à un somptueux buffet d'orgue du XVIème siècle.

À l'intérieur de l'église se trouvent le cercueil en marbre des deux enfants de Charles VIII et d'Anne de Bretagne, qui a été sculpté par Michel Colombe, un sculpteur bien connu dans la région de Tour à cette époque, et les rosaces de belle facture de l'église sont également l'un des points forts, ici.
   
C'est aussi depuis la cathédrale Saint-Gatien que l'on accède au cloitre de la Psalette, édifice religieux contiguë géré par le Centre des Monuments Nationaux.

Cloître de la Psalette "lieu de travail des chanoines"

Son architecture est un trait d'union entre le Gothique et la Renaissance. On y découvre trois galeries avec des vitraux des années 1960, une bibliothèque, la plus riche de France et son scriptorium.
L'escalier est donc du même style que celui réalisé par François 1er au Château de Blois. La terrasse offre une magnifique vue sur la cathédrale.

Un magnifique escalier en vis s'élève à l'angle des galeries Nord et Est. Il est ouvert par de larges baies, et à l'intérieur, un noyau conduit le regard des visiteurs jusqu'au sommet de la vis qui se termine par un plafond à caissons. On y accède par une porte.