Cimetière ancien de Chauvigny (86)


En nous garant en haut de la Cité médiévale, les passionnées que nous sommes n'ont pu résister à visiter ce cimetière ancien "cimetière de Chauvigny". Il est situé rue Porte Chevreau.









L'alpha est la naissance, l'oméga est la mort

La population de Chauvigny a son bien aimé pasteur Jean-Pierre MARCILLAC, curé de St-Pierre, décédé le 8 Juin 1855, à l'âge de 52 ans

A savoir : Dans un cimetière, D.O.M. ne signifie pas Département d'Outre-Mer, mais Deo Optimo Maximo
(au Dieu très bon et très grand)


énigmes à Chauvigny (86) - 1 OFFERTE + 1 TROUVEE



 A quels monuments appartiennent les portes ci-dessus ?



D'après vous, où et à quoi fait référence cette belle épitaphe ?

Lussac-les-Châteaux (86)


EGLISE SAINTE-MARIE-MADELEINE

Il existait à Lussac, lieu cité dès la fin du 8ème siècle, une église romane Saint-Maixent, un prieuré Sainte-Madeleine et une aumônerie Saint-Roch. Au 17ème siècle, le culte fut transféré de l’église paroissiale vétuste au prieuré.




L’édifice fut considérablement remanié à la fin du 19ème siècle sur les plans de Jousset, architecte de Tours, et consacré le 3 septembre 1895. L’église conserve quelques vestiges de l’époque médiévale, principalement au chevet et à la façade. Certaines pierres du pignon sud montrent ainsi des marques lapidaires en forme de N inversé.

La nef comprend 4 travées barlongues néogothiques. Leurs nervures retombent sur de forts chapiteaux simplement épannelés, eux-mêmes supportés par des colonnettes reposant sur de grossiers culs-de-lampes. Ce large espace, sans angles morts, se prête parfaitement à la liturgie.

Dans la dernière travée, la chaire à prêcher fait face à un grand crucifix selon un dispositif traditionnel conservé.


Des plâtres polychromés modernes, témoignages des dévotions et de la générosité d’une époque, garnissent les travées d’un peuple de saints. A gauche : Thérèse de l’Enfant Jésus, Jeanne d’Arc, Hilaire. A droite : André-Hubert Fournet, Notre-Dame de Lourdes. Au fond : Anne enseignant, Antoine de Padoue

Contrairement à ceux de la nef, les supports proches de l’arc triomphal, à l’entrée du sanctuaire, sont surchargés de sculptures. Des masques, entre des rinceaux, dominent des symboles. Au regard de l’iconographie traditionnelle, la cohérence de cet ensemble n’est pas toujours claire mais il mérite l’attention.

A gauche : Saint-Jean (-Baptiste?) avec une gerbe surmontée d'une étoile, un agneau devant un glaive brisé, une grappe et une colombe
A droite : La Vierge Marie avec l'arche de Noé, l'arc en ciel, une fleur, une citadelle

Saint-Hilaire, évêque de Poitiers et défenseur de la foi trinitaire, avec sa crosse épiscopale brochant sur un triangle marqué d'un oeil
Sainte-Radégonde, reine et moniale, fondatrice de Sainte-Croix de Poitiers, avec un sceptre et une crosse croisés sur un livre ouvert marqué de 4 fleurs de lys
A gauche : Saint-Pierre avec les armes pontificales
A droite : Saint-Paul, avec le livre traversé par l'épée de son supplice

Saint-Pierre-les-Eglises (86)



Située à quelques kilomètres de Chauvigny, l'église de Saint-Pierre-les-Eglises se situe au cœur d'un cimetière d'origine mérovingienne.


Lors de notre visite, nous avons eu la chance de rencontrer un habitué des lieux puisqu'il en est le gardien. Il nous a donné des mines d'informations. Sachez d'ailleurs qu'il est présent pour toute personne souhaitant en apprendre d'avantage. Il suffit pour cela de sonner à sa porte, comme l'indique le panneau qui est à l'entrée du cimetière.

L'église a été érigée dès l'époque carolingienne. Au XIème siècle, l'abside a été surélevée pour recevoir une voûte en pierre. Elle a été renforcée à l'intérieur par un arc doubleau qui repose sur deux colonnes adosées au mur. Nous pouvons le constater en regardant avec attention les pierres extérieures de l'abside.





Le voie romaine qui reliait Lemonum (Poitiers) à Avaricum (Bourges) et franchissait ici la Vienne à gué, avait favorisé le développement d'une petite agglomération abandonnée au cours du Moyen Age.



D'après une étude réalisée au carbone 14, les fresques évoquant des épisodes du Nouveau Testament (la Visitation, le Bain de l'enfant Jésus, la Chevauchée et l'Adoration des mages, la Crucifixion et le Combat entre l'Archange Saint-Michel et la bête de l'Apocalypse) ont été réalisées entre 780 et 980. Cette étude atteste que cette fresque est l'une des plus anciennes conservées en Europe occidentale pour l'époque médiévale.



                                    

La nef et la voûte ont été repeintes en 1628. Cette date est mentionnées à 2 endroits dans l'église. En voici une, à vous de trouver l'autre.

                                      

Voyant notre intérêt pour les lieux insolites, il nous précède dans le cimetière.


La croix, le calice et la colombe

Ces arbres ont plus de 200 ans
Une borne romaine


quelques couvercles de sarcophage


Notre guide nous apprend l'existence d'une nécropole mérovingienne à quelques kilomètres d'ici. Nous quittons ce lieu paisible et nous y rendons sans perdre de temps.











Nécropole mérovingienne de Civaux (86)



2000 ans d'histoire concentré en un seul lieu. Un site mêlant le passé et le présent pour lequel nous avons apprécié d'avoir découvert son existence. Un grand merci au gardien du site de St Pierre les Eglises .
C'est vrai ! Quand on vous dit Civaux, vous pensez à la Centrale nucléaire, non ? Et si comme nous, vous n'y recherchez pas son patrimoine, vous risquez de passer à côté de ce magnifique endroit.

Cette immense nécropole (quadrilatère de 90 mètres de côté) est classée Monument historique depuis 1923. Elle est limitée par une clôture de couvercles de sarcophages dressés tels des menhirs. L'ensemble ne constitue qu'une partie de l'ancien cimetière qui couvrait plus de 3 hectares et abritait des milliers de tombes. (environ 15000).




La nécropole ayant servi dès le IVème siècle, on peut y découvrir différents types de sépultures : cuves, caissons en pierres sèches, en pleine terre, nombreux sarcophage mérovingiens... sans compter les mystères de plusieurs légendes.


Certaines racontent que furent enterrés là, les soldats Francs tués lors de la bataille de Vouillé qui opposa en 507 Clovis aux Wisigoths d'Alaric II. Aujourd'hui, les historiens pensent que cette extraordinaire nécropole est à mettre en relation avec la christianisation précoce du lieu, favorisés par une église et un baptistère dont les vestiges sont toujours visibles : certains fidèles sont venus en grand nombre se faire enterrer à Civaux afin d'accéder plus facilement au Paradis.



Des décors et inscriptions chrétiens (Vème - VIIIème siècles) ornent certains couvercles.

Ce site est unique, insolite et inoubliable. Cette nécropole, qui constituait une extension du cimetière romain, a accueilli des défunts tout au long du Moyen Age jusqu'à nos jours.




Renseignements : Il est ouvert toute l'année. Vous pouvez le visiter librement ou sur rendez-vous. Une visite guidée payante peut être organisée au départ du musée archéologique de Civaux.